Depuis 2018, le moteur de recherche d'images de Google met en valeur des informations essentielles telles que le nom du créateur, les crédits et les droits d'auteur. Afin d'aller encore plus loin dans la protection des oeuvres, la plateforme indique depuis 2020 si une image est sous licence et fournit, le cas échéant, un lien direct vers les détails de la licence en question.
Bien que l'exploitation massive des données par Google suscite régulièrement de vifs débats, force est de reconnaître l'utilité pratique de cette fonctionnalité. Elle tranche nettement avec la politique d'autres moteurs de recherche dits éthiques qui, s'appuyant pour la plupart sur les résultats de Bing, se contentent d'afficher une formule standard et évasive: L'image peut être protégée par des droits d'auteur.
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À une époque où l'appropriation et la republication non autorisée du travail d'autrui sont devenues monnaie courante sur le net, ces mesures constituent un outil précieux pour les photographes, même si ces barrières techniques restent relativement faciles à contourner.
Pour faire apparaître ces mentions lors d'une recherche, Google propose et reconnaît deux approches distinctes :
La première méthode, qui a la préférence du moteur de recherche, repose sur l'intégration de données structurées directement dans le code source de vos pages web (au format JSON-LD, RDFa ou encore via des microdonnées).
Cette solution s'avère fastidieuse et peu flexible car elle impose de solides connaissances en développement et nécessite de déclarer ces blocs de code sur chaque page hébergeant l'image, y compris en cas de doublons. De plus, comme ces métadonnées sont dissociées du fichier physique, elles disparaissent dès qu'une image est enregistrée par un tiers, brisant ainsi le lien de paternité hors de votre propre site.
La seconde méthode consiste à injecter les métadonnées IPTC appropriées au coeur même de vos fichiers en utilisant vos outils habituels de post-traitement comme Lightroom, Photoshop ou Darktable.
Bien que cette intégration augmente de façon très marginale le poids final de vos images et puisse ralentir légèrement leur indexation initiale, certains outils de gestion de contenu ou réseaux sociaux ayant également la fâcheuse tendance de nettoyer ces données pour optimiser la bande passante, elle présente un avantage de taille. Une fois configuré, le processus s'automatise facilement lors de l'exportation et garantit que vos droits restent ancrés au fichier, peu importe où il sera copié ou republié sur le web.
Voici donc un guide pédagogique de présentation et d'initiation expliquant comment utiliser Lightroom Classic, en supposant que vous maîtriser un peu celui-ci, pour encoder les données IPTC nécessaires au bon référencement des photos.
Les champs pertinents se trouvent dans l'écran 'Library' et son panneau 'Metadata' via le menu déroulant 'IPTC'.
Commençons par ajouter le créateur via la zone 'Contact' et le champ 'Creator'. Les autres champs de cette zone n'étant pas référencés, il n'est pas nécessaire de fournir plus d'informations personnelles à ce diable de Google.
Pour la partie crédits, il suffira de remplir le champ 'Credit Line' dans la zone 'Status'. Le champ 'Title' est dynamique mais surtout facultatif car il n'est pas utilisé par Google pour afficher le titre de la photo.
Concernant le libellé 'Droits d'auteur' il faut sélectionner l'option 'Copyrighted' et remplir le champ 'Copyright' de la zone du même nom. C'est du texte libre, votre nom peut suffire, ça contourne le problème de langue et l'affichage d'une année qu'il faudrait encoder sur chaque photo.
Le champ 'Rights usage terms' est aussi facultatif, c'est un peu du bullshit lingo qui ne cadrera probablement jamais aux lois en vigueurs. De plus, il ne semble pas référencé.
L'affichage de la mention 'Sous licence' sur la photo et le lien vers les détails de la licence s'obtiennent en encodant un(e) URL valide dans le champ 'Copyright Info URL.
Et maintenant, afin d'éviter une tâche répétitive, il vaut mieux créer un 'preset' via l'option 'Edit Presets...' cela permet d'appliquer les métadonnées automatiquement lors de l'import de nouvelles photos mais aussi de les réappliquer en masse sur d'anciennes.
Ensuite, lors de l'exportation de vos photos plusieurs choix seront possibles, le plus simple étant encore de tout inclure via 'All Metadata' sauf si vous êtes Urbexeur et que vous ne souhaitez pas dévoiler vos spots, dans ce cas, il vaut mieux se contenter de 'Copyright & Contact Info Only' et cocher la case 'Remove Location Info'.
Accessoirement, après l'exportation de vos fichiers vous pourrez vérifier l'ensemble des métadonnées qu'ils contiennent et particulièrement celles essentielles au référencement par le moteur de recherche via l'onglet 'Search engine fields' de l'outil mis à disposition par l'IPTC.
Voilà, il ne reste plus qu'à (re)publier les photos sur votre site et patienter de une à plusieurs semaines pour que Google les référence.