Évidemment, dans une ville aussi riche sur le plan architectural et culturel que Lisbonne, on pourrait s'attendre à ce que je revienne avec des brassées de clichés plus spectaculaires les uns que les autres. Et bien non, parce que les spots à touristes trop léchés et les photos de carte postale, ça m'embête royalement!
Donc, l'occasion faisant le larron, j'en ai profité pour continuer d'alimenter en urinoirs mon compte Instagram baptisé [JUST URINALS]. C'est notamment là que vous trouverez les modèles scrupuleusement dénichés au sein de la Fundação Calouste Gulbenkian, lesquels figurent sans conteste parmi les plus belles pièces de toute cette collection...

Pour la petite histoire, la première image a été capturée le samedi en fin d'après-midi, alors que j'avais abandonné mon boîtier principal dans le hall de la fondation sous la garde attentive de Cláudia. Une fois ce cliché partagé sur le réseau, je me suis trouvé pris d'une véritable fixation pour ces sanitaires et, au risque de frôler l'incident diplomatique, j'ai fini par harceler Cláudia tout le reste de la journée, une bonne partie de la nuit et encore le dimanche matin pour y retourner armé du reflex, ce que nous avons finalement accompli le dimanche après-midi, non sans quelques détours.
Sachez au passage qu'une photo signée Cláudia a été directement republiée par le compte officiel de la fondation. C'est évidemment un poil vexant de voir mon approche conceptuelle ainsi ignorée, je ne m'en remettrai jamais!

Pour le reste, comme dans toute grande capitale, Lisbonne réserve son lot de curiosités et d'angles intéressants, même si je ne m'y déplaçais pas franchement avec l'attitude du visiteur lambda. Le séjour a été très stimulant dans l'ensemble, malgré une atmosphère urbaine que j'ai trouvée parfois un peu dense, défraîchie, passablement désordonnée et bruyante, portée par un quotidien où la joie de vivre n'est pas toujours ce qui saute aux yeux en premier.

Rassurez-vous, mon exploration ne s'est pas résumée qu'aux équipements sanitaires, même si le tri des images prend du temps. Au vu du volume qu'il me reste encore à traiter dans les catalogues, il va falloir faire preuve de patience avant d'en découvrir davantage.